Friday, May 22, 2009

PETITION EN FAVEUR DU GENERAL ALEXANDRE DUMAS POUR L'ELEVER A LA LEGION D'HONNEUR DE FRANCE

Mesdames et Messieurs,

J’ai l’ultime honneur de vous présenter M Claude Ribbe, écrivain et partisan farouche du grand Général saint-dominguois et illustre Jérémien, Alexandre Dumas, père et grand-père des célèbres écrivains français, Dumas Père et Fils, ainsi connus.

Depuis un certain temps, M Ribbe s’est engagé dans une démarche de très grande envergure, auprès du gouvernement français pour amener le président Nicolas Sarkozy à élever le Général Dumas au rang des prestigieux détenteurs du titre élitaire des Héros de la Légion d’Honneur de France. Ceci est pour réparer le tort qui a été fait à cet illustre homme noir qui s’est couvert de tant de gloires pour le compte de la nation française et dont l’ultime honneur de reconnaissance lui a été dénié, à cause de la couleur de sa peau.

Poto Mitan International, dans son souci de justice, s’allie à cette noble cause pour demander à tous les Haïtiens et aux admirateurs du Général Dumas, de signer la pétition en cours pour que ce grand homme trouve enfin sa place méritoire à la Légion d’Honneur de France.

Je vous convie à lire, ci-dessus, les biographies du Général Dumas et de M Claude Ribbe ainsi que la pétition envoyée au Président Nicolas Sarkozy. Espérant que vous ne manquerez pas d’apposer votre signature électronique à cette pétition, veuillez, je vous prie, recevoir mes salutations distinguées.

Cordialement,

Jacques Saint-Surin
Directeur-Exécutif
Poto Mitan International
Chicago, USA

PETITION POUR LE GENERAL DUMAS

La Légion d'honneur pour le général Dumas !
(1714 signataires) À Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française.

Monsieur le Président de la République,

J’avais pris naguère la liberté de vous alerter sur le cas de Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie dit général Alexandre Dumas en vous demandant de lui attribuer la Légion d’honneur à titre posthume.

Vous avez bien voulu répondre à cette requête par courrier en date du 23 octobre 2008 par lequel, sans écarter explicitement cette demande, déjà formulée à mon initiative, et sans succès, auprès de Monsieur Jacques Chirac, président de la République française, vous rappelez que « Le code de la Légion d’honneur réserve désormais, dans le mois qui suit leur décès aux soldats morts au combat » les décorations à titre posthume.

Ces dispositions, prévues par le Décret n° 81-998 du 9 novembre 1981 art. 1 (Journal Officiel du 11 novembre 1981) ont été effectivement ajoutées par votre prédécesseur, Monsieur François Mitterrand.

Elles ne me paraissent pas, cependant, s’appliquer exactement au cas d’espèce. Je me permets à cet égard de rappeler que l’article 3 du code dispose que « Le Président de la République est grand maître de l'ordre. Il statue comme tel, en dernier ressort, sur toutes questions concernant l'ordre.

Il prend la présidence du conseil de l'ordre quand il le juge utile. »

Outre ce pouvoir, le code de la Légion d’honneur peut être réformé par décret du Président de la République. Tel fut le cas récemment pour l’attribution de la Légion d’Honneur aux anciens Premiers ministres.

Vous avez donc toute latitude, Monsieur le Président de la République, d’interpréter le code de la Légion d’Honneur et s’il ne paraît pas adapté à tous les cas de figure, de le réformer par décret.

J’ai noté avec satisfaction qu’il est inutile de vous rappeler les mérites du général Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie dit Alexandre Dumas puisque vous écrivez dans votre courrier qu’il était « un ardent républicain, encore trop peu connu des Français» ; que l’œuvre de Driss Sans Arcidet qui vient d’être inaugurée, à mon initiative, relevez-vous, place du général-Catroux à Paris «mieux qu’une décoration […] rappellera à tous ce que la France doit au général Dumas »

Vous vous réjouissez que, par l’installation de ce monument « s’efface ainsi l’affront fait à sa mémoire en 1943 » et qu’on rende ainsi hommage « à l’un des plus grands hommes que la Caraïbe a donnés à la France.»

Si je me félicite, comme vous, qu’une œuvre monumentale à la mémoire du général Dumas, réalisée, c’est vrai, à mon initiative et après sept années de combat opiniâtre, et financée par la ville de Paris, orne désormais une place de Paris, les amis du général Dumas, chaque jour plus nombreux, apprécieraient que l’État s’engage significativement pour permettre au général Dumas de retrouver sa place dans la mémoire populaire.

S’ils ont salué, à l’inauguration, la présence de Monsieur Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l’Egalité des Chances (nommé par vous à ces fonctions le 17 décembre 2008) qui avait répondu à leur invitation, les amis du général Dumas n’ont pas eu le plaisir, en revanche, d’y croiser aucun membre du Gouvernement.

Et les mêmes fonctionnaires du ministère de la Culture, qui avaient refusé, en 2006, d’inscrire le bicentenaire de la mort du général Dumas sur la liste des commémorations nationales ont refusé, en 2009, la moindre participation de l’État à l’organisation de cette journée historique.

On pourrait y voir comme une divergence profonde par rapport au sens de votre lettre. Il me semble donc que si la France a une « dette », comme vous le dites, vis-à-vis du général Dumas, rien ne peut se substituer à un geste fort du Chef de l’État pour s’en acquitter.

Et le plus beau geste serait de faire en sorte que le général Dumas figure dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Cela nous semble possible de deux manières. Soit à la faveur un décret modificatif du code pour reconnaître que la Légion d’Honneur peut être, à titre exceptionnel, attribuée à titre posthume à des personnes qui avaient qualité pour faire partie de l’ordre, mais que les préjugés ou une réglementation contraire aux droits de l’homme ont manifestement écartées de manière injuste.

Vous ne pouvez ignorer que si Alexandre Dumas est le seul général de l’histoire de France à avoir été privé de cette décoration, c’est à cause de la couleur de sa peau et du fait qu’il était né esclave, fils d’esclave.

Vous ne pouvez ignorer que l’ordre de la légion d’Honneur a été créé le 19 mai 1802 et l’esclavage rétabli le lendemain, que les militaires « noirs » et « de couleur » furent bannis de l’armée française et assignés à résidence par deux arrêtés consulaires secrets du 29 mai 1802.

Vous ne pouvez ignorer que les « nègres et autres gens de couleur » furent interdits à l’entrée du territoire par un texte de juillet 1802.

Vous ne pouvez ignorer qu’une circulaire du 8 janvier 1803 proscrivit les mariages dits « mixtes ».

Vous admettrez que, dans un pareil contexte, il était peu probable que la Légion d’honneur fût attribuée au général Dumas, qui pourtant, la méritait plus que tout autre.

Ce serait faire honneur à l’ordre et lui donner tout son sens que d’y admettre enfin ce héros caribéen. C’est d’ailleurs un grand chancelier, le général Février, qui fut à l’origine du premier monument, abattu par les collaborateurs en 1943.

Les récentes recherches que j’ai pu mener ouvrent une autre voie. Le général Dumas avait reçu en 1798 un sabre d’honneur du général Bonaparte.

C’était au moment de la prise d’Alexandrie. Il en fait mention dans un rapport de captivité que j’ai récemment publié, dont je vous ai adressé un exemplaire (Le Diable noir) et dont l’original est conservé au musée de Villers-Cotterêts.

Au moment de la création de l’ordre, tout titulaire d’un sabre d’honneur y était admis de droit. Ainsi, le général Dumas était-il membre de droit de la Légion d’Honneur. Mais les circonstances plus haut évoquées l’ont empêché de faire valoir ce droit.

Il me semble que lorsque des textes contraires aux droits de l’homme empêchent un Français de faire valoir ses droits, aucune prescription de peut être opposée à la réparation de cette injustice et que, par conséquent, le grand maître de la Légion d’Honneur peut parfaitement ratifier par décret l’appartenance de plein droit du général Dumas à cet ordre.

Vous avez exprimé à maintes reprises votre attachement à la promotion de la « diversité ». Comment pourrait-on promouvoir la diversité sans réhabiliter les plus grandes figures de cette « diversité » ?

La France est aujourd’hui confrontée à une crise grave outre mer. Comment résoudre cette crise si celui dont vous dites vous-mêmes qu’il est «l’un des plus grands hommes que la Caraïbe a donnés à la France » n’est pas enfin reconnu comme un général français à part entière et, à ce titre, décoré de la Légion d’Honneur comme tous les généraux français l’ont été depuis 1802 ?

Les Antillais réclament justice et ils ont raison. Cette justice n’est pas seulement économique. Elle est aussi symbolique, vous le savez bien. Quel symbole plus fort que de rendre enfin justice à ce brave Antillais jusqu’ici méprisé par la nation ?

Et quelle meilleure manière que de rendre hommage aux esclaves et à leurs descendants que de voir le Chef de l’État se rendre, le 10 mai, place du général-Catroux, muni de la croix symbolique qui honorerait l’un des plus valeureux d’entre eux ?

C’est pourquoi, en vous rappelant qu’une demande similaire vient de vous être transmise par Monsieur le maire de Villers-Cotterêts, où repose le général Dumas, (demande qui ne fait que refléter l’opinion de la France dite profonde, révoltée par le racisme et l’iniquité),

j’ai l’honneur de solliciter, Monsieur le Président de la République, à la faveur d’un nouvel examen de ce dossier, l’admission, par décision posthume ou de plein droit, comme vous voudrez, du général Dumas dans l’ordre national de la Légion d’Honneur et je prie les femmes et les hommes de bonne volonté, sans distinction de couleur, de se joindre à cette requête dictée non seulement par l’humanité, mais par le simple par le bon sens.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Claude RIBBE

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POUR SIGNER LA PETITION, ALLER SUR WWW.CLAUDERIBBE.COM

BIOGRAPHIE DE CLAUDE RIBBE

Biographie de Claude Ribbe

Claude Ribbe est un écrivain français né à Paris le 13 octobre 1954. Par ses parents, il est originaire à la fois de la Guadeloupe et de la Creuse.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d'Ulm, où il fut l'élève de Louis Althusser et de Jacques Derrida, agrégé de philosophie, il a enseigné et occupé divers postes dans l'administration ou les cabinets ministériels (Centre national du cinéma, cabinets des ministres de l’Éducation et de la Justice), et a dirigé une radio locale avant de se consacrer entièrement à l’écriture et à la réalisation de films.

Il s'est fait connaître au cours des années 2000 par ses prises de position dénonçant le racisme français, l'occultation des Afro-descendants et du passé colonial. Attaché aux principes républicains et opposé à l'assignation « ethnique » développée par certains idéologues, il est devenu le spécialiste d'une histoire de la « diversité » dont la France n'avait jamais voulu admettre l'existence.
Depuis son premier ouvrage, Le Cri du Centaure, un roman publié en 2001 chez Plon, Claude Ribbe s'attache à évoquer l’histoire des Afro-caribéens, la mémoire de l’esclavage et à réhabiliter les anciens esclaves antillais les plus prestigieux : le chevalier de Saint-George ou le général Dumas.

Alexandre Dumas, le Dragon de la Reine, un ouvrage consacré au général Dumas (2002) a valu à Claude Ribbe de prononcer une allocution au Sénat lors du transfert des cendres de l’écrivain Alexandre Dumas - le fils du général - au Panthéon (30 novembre 2002).

L'Expédition (Le Rocher, 2003) raconte sous forme de roman dont la narratrice est Pauline Bonaparte, l'intervention manquée de l'armée française pour rétablir l'esclavage dans la colonie de Saint-Domingue en 1802.

Le chevalier de Saint-George (Perrin, 2004) est le premier ouvrage à rétablir la vérité sur le chevalier de Saint-George, dont certains auteurs peu scrupuleux avaient altéré la biographie en recopiant des romans diu XIXe siècle. L'ouvrage a inspiré à Bartabas un spectacle équestre écrit par Claude Ribbe et joué à Versailles devant 50 000 spectateurs en 6 représentations (août-septembre 2004).

Une saison en Irak (Privé, 2005) un récit consacré à la disparition d'un journaliste au moment de l'occupation américaine en 2003, dénonce les violations des droits de l'homme au cours de ce conflit.

Le Crime de Napoléon (Privé, 2005) est un pamphlet contre la politique raciste et esclavagiste menée par Bonaparte en France et dans les colonies à partir de 1802. Cet ouvrage, que les partisans français de Napoléon attaquèrent au moment de sa sortie avec une violence inouïe, a été traduit au Brésil (Os Crimes de Napoleao 2008). Le Crime de Napoléon a permis de réexaminer les origines du racisme français et a rendu plus discrets des admirateurs de l'Empereur.

Les Nègres de la République (Alphée Jean-Paul Bertrand, 2007) fait le point sur les luttes des années 2000 contre la négrophobie française et dénonce les racistes et imposteurs de toutes couleurs.

Le Nègre vous emmerde. Pour Aimé Césaire (Buchet-Chastel, 2008) est l'hommage de Claude Ribbe à Aimé Césaire, qu'il avait rencontré en 2006. Il y fustige la tentative de manipulation du vieil homme par les politiques de tous bords.

Le Diable noir (Alphée Jean-Paul Bertrand, 2008) est l'aboutissement des recherches biographiques consacrées au général Dumas et se fonde sur des documents inédits, notamment la correspondance des compagnons du général.

Par arrêté du Premier ministre du 10 novembre 2005 ( » J.O.du 11/11/05 ) Claude Ribbe a été nommé membre, pour trois ans, de la Commission nationle consultative des Droits de l’Homme (CNCDH).
Il a fondé et dirige la collection littéraire de prestige, Ethiopica, aux éditions Alphée Jean-Paul Bertrand.

Claude Ribbe préside l'association des amis du général Dumas qu'il a fondée en 2006 pour l'anniversaire de la mort du général. Cette association, relayant le combat engagé par l'écrivain dès 2002, a obtenu du maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, Fers, un monument de Driss Sans Arcidet pour le général Dumas à Paris, Place du général-Catroux (17e), inauguré en grande pompe le 4 avril 2009. L'oeuvre représente de gigantesques fers d'esclave brisés.

Claude Ribbe a lui même adapté son ouvrage Le Diable noir en documentaire de 52' pour la télévision (première diffusion sur France 3 Paris Ile de France le 18 avril 2009 à 15 h 50, sur France O le même jour à 22 h 30 et sur France 2 à l'occasion du 10 mai 2009).

CONGRES GRAND'ANSELAIS

Congrès Sur L’Avancement Et Le Développement DeLa Grand’Anse

Les entreprises Séraphin Multiservices
2-325 Olmstead, Ottawa ON K1L 7K2
Téléphone (613) 746-2457
Télécopieur (613) 746-8591
Site Internet : www.seraphinmultiservices.com
présentent :
Au coeur d’Ottawa, la Capitale du Canada
du 23 au 26 juillet 2009
Congrès sur l’avancCement
et le développement
de la Ggrand’Aanse
Président d’honneur :
Jean Claude Fignolé, professeur, écrivain
et maire des Abricots
Click here for more information:
http://www.scribd.com/doc/13502137/finalprogramme1


Thursday, May 14, 2009

Haitian migrants denied basic rights in Dominican Republic

Haitian migrants denied basic rights in Dominican Republic
© Amnesty International

Haitians cross the river separating Haiti and the Dominican Republic to buy and sell in the twice-weekly market in Dajabon
© Amnesty International
21 March 2007
"If you are black, with identity card or without it, with birth certificate or without, it is the same, it has no value…. In the streets, with migration officials, you don’t have any rights." - T. G., a Dominican of Haitian descent

An eight-year-old girl was seized by officials in the streets of the Dominican capital Santo Domingo in the evening of 4 January 2006. She was slapped across the face twice, hard enough to make her mouth bleed. Then she was taken to a detention centre for irregular migrants, without being allowed to contact her parents, and held overnight.

She was only saved from being expelled to neighbouring Haiti when a local human rights organization proved she was a Dominican national – because she was black, officials had assumed she was Haitian and in the country without legal permission.

As well as the risk of expulsion, Dominican children of Haitian descent face barriers when they try to obtain a birth certificate from the Civil Registrar Office. Without a birth certificate (the identification document for minors), they are unable to study beyond primary level.

They are also unable to claim an identity card when they become 18, barring them from the formal job market and from voting. Parents without documents cannot register their children, leaving many thousands effectively stateless, and perpetuating the cycle of deprivation of rights.

Amnesty International calls on the Dominican authorities to end arbitrary expulsions of Haitian migrants and discriminatory policies that prevent Dominicans of Haitian descent from obtaining Dominican nationality.

HAITIAN MIGRANTS BOAT CAPSIZES


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HAITIAN BOAT CAPSIZES OFF FLORIDA COAST